Stéphanie des Horts
Club Italie-France : Quel a été votre parcours, de la communication à l’écriture de romans historiques ?
Stéphanie des Horts : Le mariage, les enfants, la province … puis un certain ennui. Dû au mariage et à la province. Certainement pas à mes enfants au centre de ma vie. Mais j’ai eu la chance de croiser un jour Bruno de Cessole qui dirigeait les pages culture du magazine Valeurs Actuelles et il m’a offert de collaborer au magazine et d’écrire des recensions littéraires. Cela m’a précipitée dans le monde des livres, j’ai rencontré des écrivains, je me souviens de Gérard de Cortanze m’invitant à déjeuner pour me remercier d’avoir chroniqué son merveilleux livre Spaghetti ! sur ses origines italiennes. Et puis un jour j’ai osé me lancer dans l’écriture. Et puis un autre jour, beaucoup plus tard, j’ai été publiée. Et j’ai continué. Je me souviens avoir rencontré Patrick Besson au début de ma carrière littéraire et j’avais été frappée car il m’avait dit : « Tu as de la chance, tu as encore tout à dire, tout à écrire, tout à raconter … » C’était il y a quinze ans. Depuis j’ai divorcé et j’ai quitté la province pour Paris.
Club Italie-France : Quels auteurs ou œuvres vous ont le plus inspirée au cours de votre carrière ?
Stéphanie des Horts : Le premier des livres qui a eu une importance fondamentale c’est Quo Vadis de Sienkiewics. Dans la Bibliothèque Verte. J’ai toujours ce livre. Mon talisman. Il raconte les amours de Lygie, la jeune chrétienne et du centurion romain Marcus Vinicius. Ensuite il y a eu mes véritables inspirations, je les dois à mes très chers Anglais : Nancy Mitford, Jane Austen, Evelyn Waugh, Wodehouse, Daphné du Maurier, Somerset Maugham… Puis mes Américains, Truman Capote, Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway, John Irving, Henry James… Et puis mes Italiens: Lampedusa, Umberto Eco et Dino Buzzati. Mais quand il s’agit d’Italie, je dois vous avouer que je pense d’abord au cinéma, je songe à Fellini et Sorrentino, à Dino Risi et Visconti et je plonge dans le bonheur. J’adore le cinéma italien. C’est d’ailleurs pour cela que dans mon dernier ouvrage, très italien, je raconte la fameuse scène de la Fontaine de Trevi dans La Dolce Vita.
Club Italie-France : Comment votre approche de l’écriture a-t-elle évolué avec le temps ?
Stéphanie des Horts : Au début, on n’a peur de rien. Un premier livre, c’est comme un coup de dé, et ça marche souvent. On appelle ça aussi de l’inconscience. Les livres qui suivent sont très arrogants. Trop audacieux. On est publié, on n’a peur de rien, on se permet tout, le monde nous appartient. Puis le succès vient et avec lui l’infernal doute. Le doute est castrateur, le doute gâche tout, le doute dévore. Ce qui me sauve, ce qui m’empêche de plier face au doute, c’est le monde, ce monde d’aujourd’hui que je hais. Car moi je vis dans le monde des livres que j’écris, et c’est un monde d’esthètes et d’amoureux des arts, de la littérature, du goût et de l’élégance. C’est un monde désinvolte, décadent et flamboyant, et il nourrit si bien mon imaginaire. J’ai besoin de le faire renaître, j’ai besoin de m’immerger dedans, j’adore les « Beautiful People » … Ce sont eux qui m’aident à me réaliser dans l’écriture.
Club Italie-France : Quels défis avez-vous rencontrés en passant de la critique littéraire à la fiction ?
Stéphanie des Horts : La critique littéraire, c’est d’abord prendre de la distance. Par rapport à l’œuvre pour la juger., en parler, l’aimer ou la détester et en rendre compte au lecteur. Avant on était chroniqueur pour les pages culture des grands journaux. Aujourd’hui on est bookstagrammeur et on dit j’aime avec le pouce en l’air ou je n’aime pas, pouce en bas. C’est un peu triste. A contrario de la critique littéraire, écrire un livre, c’est raconter une histoire, mettre en scène des personnages, développer un fil rouge, c’est s’immerger dedans, s’oublier, se fondre dans les personnages, devenir quelqu’un d’autre. Quand j’ai écrit Cynthia, le livre sur l’espionne qui a changé le cours de la seconde guerre mondiale, je suis devenue une spécialiste de l’ouverture des blindages et autres coffres forts. Je suis devenue une espionne. Quand j’ai écrit Jackie et Lee,j’ai dit à mon coiffeur, faites-moi la coupe de la « First lady. » Il y a un mimétisme extraordinaire. C’est fascinant. Vous ne pouvez plus quitter le monde que vous bâtissez quand vous êtes dans l’écriture. S’arrêter c’est plonger à nouveau dans le quotidien sale et immonde d’aujourd’hui. Pardonnez-moi, mais je me sens tellement mieux dans les jardins de Marella Agnelli à Villar Perosa que sur les Champs Élysées dans le Paris d’Hidalgo.
Club Italie-France : Qu’est-ce qui vous attire chez les figures féminines historiques que vous placez souvent au centre de vos romans ?
Stéphanie des Horts : Elles sont d’abord élégantes. Elles sont belles à regarder. J’écoutais ce matin un merveilleux podcast de Stéphane Bern sur Wallis Simpson, j’avais oublié qu’elle était surnommée la « belle laide ». Elle savait que l’élégance la sauverait en dépit de ses traits disgracieux. Chez ces femmes, j’aime l’audace, je pense à Pamela Harriman qui n’a jamais eu peur de rien, surtout pas de son ombre, pauvre petite anglaise trop grosse, qui va se retrouver Ambassadeur des États Unis en France. Chez ces femmes, j’aime surtout les hommes, ils se nomment Louis Cartier, Orson Welles, Ali Khan, Rubirosa, Gianni Agnelli, Winston Churchill, John Kennedy. Je suis une femme qui adore les hommes et qui souhaite surtout qu’ils ne changent jamais. Vous les Italiens, restez des machos, continuez à vous retourner sur les jolies filles, vous avez un charme fou !
Club Italie-France : Comment choisissez-vous les personnages historiques à explorer dans vos récits ?
Stéphanie des Horts : Je choisis d’abord un monde et une époque. Ainsi que je l’ai dit dans une de vos précédentes questions, j’adore cette jet-set internationale. C’est elle qui durant la seconde moitié du XXème siècle, de la Riviera à la Côte Amalfitaine, c’est elle qui a inventé un mode de vie où le désir, l’argent et la puissance étaient des qualités et ne suscitaient pas les jalousies. Vous savez, j’aime les ragots et les commérages de salon, j’aime l’atmosphère, le décor des villas, j’aime la rage et le désespoir des ruptures, les retrouvailles hollywoodiennes, j’aime les héros mais je déteste les anti-héros. Mes personnages appartiennent à un Âge d’or où les élites exposaient leurs turpitudes en plein jour. Oui je choisis mes personnages en fonction de l’époque dans laquelle ils vivent. Plus ils brillent, plus ils me fascinent. Et je me jette dessus, je les dévore, je les assimile. Et je leur redonne une vie. C’est un plaisir fou et peut-être orgueilleux, mais c’est ma façon d’être.
Club Italie-France : Quelle a été la recherche la plus complexe que vous avez dû mener pour l’un de vos livres ?
Stéphanie des Horts : Les Heureux du Monde. Ce livre a été très difficile à écrire. C’était encore une époque ensorcelante, les années folles, c’était surtout un hommage à Scott Fitzgerald que j’admire plus que tout au monde. Mon fils se prénomme Scott. Vous savez, Scott et Zelda avaient des amis qui leur ressemblaient. Sara et Gerald Murphy sont le positif des Fitzgerald. Ou plutôt les Fitzgerald sont le négatif des Murphy. Beaux, intelligents, esthètes, artistes. Le livre de Scott, Tendre est la nuit raconte les Murphy dans une première partie qui n’est qu’insouciance. Dans une deuxième partie, le livre raconte Zelda. Et moi j’ai raconté comment la légèreté verse dans la tragédie. Les Murphy, c’est une famille avec trois enfants rois. Et ces enfants vont disparaitre. Je suis enthousiasmée par les enfants ; je crois que c’est ce que je préfère, écrire l’enfance. Cette manière qu’ont ces êtres purs et lumineux d’appréhendent le monde. Je me suis mise dans leur peau pour les faire vivre. Et un jour il a fallu les quitter. Sauf qu’ils étaient bien trop jeunes pour mourir et cela m’a dévasté. Vous avez déjà pleuré en lisant un livre ? Moi j’ai pleuré en écrivant Les Heureux du Monde.
Club Italie-France : Dans Doris. Le Secret de Churchill, comment avez-vous équilibré réalité historique et fiction romanesque ?
Stéphanie des Horts : Qui connait la vérité ? Vous ? Moi ? Eux ? Qui connait la vérité. Que s’est-il passé en 1933 au Château de l’Horizon ? Churchill était déprimé, on connait bien son « black dog » comme il nomme sa fameuse dépression, Churchill n’existe que dans l’action. En 1933 il n’est plus personne, il n’a plus de fonction officielle. Il crie « attention Hitler arrive » et personne ne l’écoute ! Et puis voilà Doris, en bikini et talons aiguille. Elle est belle, intelligente, déterminée. Il fera 4 portraits d’elle dont l’un dans une pose très singulière. Il gardera avec lui la photo de Doris, très longtemps. Je crois qu’elle est encore à Chartwell. Bien entendu, je n’étais pas dans leur lit cet été-là, mais vous non plus. Et quant au rigide Churchill Heritage, il a mis la main sur la légende Churchill et la contrôle pleinement. Personne, même pas Churchill de son vivant, ne pouvait faire changer quoi que ce soit au Churchill Heritage. La réalité historique est bien dans mon livre, le romanesque, lui, se situe dans votre lecture.
Club Italie-France : Y a-t-il un personnage historique que vous rêvez encore d’évoquer dans un prochain roman ?
Stéphanie des Horts : Je ne sais pas. Vous avez une idée ? J’ai besoin d’idées. Il ya ces gens qui me fascinent mais on me dit que personne ne me lira car ils ne sont pas connus ; J’aimerais écrire sur le magnat de la perse Randolph Hearst et sa maitresse Marion Davies. J’aimerais écrire sur Norma Shearer et Irving Thalberg. J’aimerais écrire sur Vivien Leigh …J’aimerais écrire sur Monica Viti, j’aimerais tant de choses, je réfléchis encore …
Club Italie-France : Que signifie pour vous la distinction de Chevalier des Arts et des Lettres ?
Stéphanie des Horts : Recevoir cette distinction, au ministère de la Culture, des mains de Madame la Ministre, ma très chère Rachida Dati, fut pour moi un immense honneur. Si cette décoration récompense un parcours, elle est aussi, et surtout, le reflet d’une aventure humaine partagée. J’ai exprimé ma reconnaissance à ceux qui, depuis tant d’années, m’accompagnent dans cette quête, cette exploration passionnée des destins qui ont marqué notre histoire, toutes ces vies qui sont devenues la mienne. La maison Albin Michel, Francis Esménard, son grand patron à qui je dédie mon dernier livre et puis mon éditrice Maelle Guillaud, et Aurélie Delfly, la plus fabuleuse des attachées de presse … Ils sont les piliers de cette maison où j’ai trouvé bien plus qu’un éditeur : une famille de pensée, une exigence littéraire, un soutien indéfectible. Il faut dire que nous avons vogué ensemble sur le yacht d’Onassis, nous avons osé braver Dallas un jour de novembre 63 et depuis peu nous réinventons ensemble la Dolce Vita aux côtés de Gianni Agnelli. Mais ces aventures passionnantes n’auraient aucun sens sans vous, mes amis, mes lecteurs, vous qui partagez avec moi cette passion des grands destins, du glamour, et du chic. Votre curiosité, votre fidélité, votre exigence sont mon moteur.
Club Italie-France : Comment vivez-vous votre rôle de membre de jurys littéraires ?
Stéphanie des Horts : Pas toujours bien car il faut se battre pour imposer ses choix. Dernièrement au Prix des Hussards, un prix que j’affectionne particulièrement, nous nous sommes battus. Et nous n’avons pas gagné et j’ai été terriblement déçue. Nous lisons beaucoup dans ces prix littéraires, nous nous concertons, nous avons des réunions et c’est hyper sympa. Maus quelle tristesse quand votre lauréat, celui que vous avez élu dans votre cœur ne reçoit pas le prix désiré … Vous me direz c’est le jeu, il n’y a pas que cela. Il y aussi des considérations politiques liées aux maisons d’édition. L’amour très pur pour la littérature n’existe plus vraiment. Encore cette satanée époque qui me déplait.
Club Italie-France : Quelle est votre opinion sur le paysage littéraire français contemporain ?
Stéphanie des Horts : Qui suis-je pour en juger ? Je lis très peu de Français, j’avoue avoir une préférence pour la littérature étrangère. Mais il y a des auteurs français que j’apprécie beaucoup, tels Theresa Revay et son livre Ce parfum rouge. Christine Orban et sa Mademoiselle Spencer. Jean Paul Enthoven, Jean Noel Liaut, Alexandra de Broca, Alexandra Lapierre. J’aime les gens qui racontent des histoires. J’adore les romans, les biographies romancées, les polars aussi. Avez-vous lu l’Ile de l’Orgueil de Néo ? fabuleux. Et La Fille au pair de Sidonie Bonnec, terrifiant mais tellement excitant. Ou encore Nouvelles de Rome et d’Ailleursde Jean Le Gall ? Vous connaissez le plus français des Italiens François Cérésa ? Lisez son Dictionnaire égoïste du Panache, ou son Total Western, lisez surtout son magazine littéraire qu’il fait vivre seul depuis quinze ans, Service Littéraire. Là vous aurez un véritable panorama du paysage littéraire français.
Club Italie-France : Selon vous, en quoi la littérature peut-elle contribuer à une meilleure compréhension de l’Histoire ?
Stéphanie des Horts : L’histoire est sans cesse remise en cause et le sera de plus en plus avec l’intelligence artificielle. Pire, certains évènements disparaissent au profit de la pensée unique. Napoléon est traité de sauvage, les colonisateurs d’assassins. Personne n’ose dire que Louis XVI était un visionnaire en matière de politique internationale. Heureusement, la littérature place des personnages dans une époque, dans un monde réinventé, comme le cinéma d’ailleurs. La littérature et le cinéma sont des mémoires de leur temps. Lisez Sagan et revivez les années 60, lisez Morand et revivez les années 30, lisez Proust et revivez la Belle Époque. Mes livres sont adossés à l’histoire, ils en montrent toujours plusieurs facettes. Mais aujourd’hui la disparition de la littérature va de pair avec la disparition de l’Histoire ; dans ce monde de la déconstruction, on ne réinvente que des mensonges. Ce que je fuis.
Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet littéraire « Gianni le magnifique », ouvrage dédié à Gianni Agnelli ?
Stéphanie des Horts : J’ai fait preuve d’une grande inconscience, et certainement de beaucoup d’arrogance en osant écrire sur le sujet. Je m’en suis d’ailleurs excusée auprès de John Elkann que j’admire énormément et à qui j’ai envoyé mon opus. Gianni Agnelli, c’est un capitaine d’industrie au profil d’empereur romain, il a fasciné le monde occidental par son charme carnassier. Sa puissance m’ensorcèle, son éclat m’éblouit. Agnelli cumule tous les dons et toutes les exubérances. Il ne répond pas aux codes frelatés de notre époque procédurière et pétocharde. Il ne s’excuse pas d’être né riche et beau, brillant et fissuré, couvé et adulé par un peuple en recherche d’un modèle. Il est exclusif, souverain, populaire, assoiffé de conquêtes. Il n’écoute que son plaisir. On le surnomme l’Avvocato alors qu’il n’a même pas le certificat, juste une licence de droit. Mais Gianni n’a pas besoin de diplômes et d’autorisations, il peut tout se permettre car l’Italie s’est offerte à lui comme la Juventus de Turin par une nuit d’été. « Je m’amuserai tout le temps, je ne travaillerai jamais » dit-il à dix ans à sa gouvernante américaine, Miss Parker. Ce petit-fils de « garagiste » (comme le surnommait Churchill) est devenu le premier employeur d’Italie, et pourtant il ne connaissait qu’une seule règle : l’assouvissement de ses plaisirs. Agnelli est un expert pour dépenser son temps et son énergie en activités joyeuses et charnelles. Il aime les tables de jeu, les cylindrées démoniaques, les drogues et les filles faciles au regard d’acier. Il préfère sortir avec sa bande d’amis que de diriger le groupe FIAT. Et pourtant, c’est lui l’héritier. Il possède une force irrésistible et un charme fou. Il possède le charisme nécessaire à la construction de la légende de la FIAT. Il ne pourra échapper à son destin. Mon ami l’écrivain Thomas Morales a écrit que Gianni Agnelli était un mélange de JFK, d’Ayrton Senna, de Jean-Luc Lagardère et d’Alain Delon, c’est vrai. D’ailleurs je lui emprunte ses mots ici. Gianni Agnelli est personnalité qui ne pourrait plus exister aujourd’hui, il étoufferait sous les injonctions et les intimidations sociales. On continue de perpétuer son image, de s’échanger des anecdotes, des articles de presse, de porter sa montre-bracelet sur le poignet de sa chemise par exemple ou de plonger nu dans la Méditerranée, mais que la marche est haute pour atteindre cette idole des playboys. Il savait tout faire, skier, aimer, commander des milliers d’ouvriers et s’imposer avec un naturel fracassant aussi bien dans une âpre négociation commerciale que dans le clair-obscur d’un palais italien. Oui Agnelli est le dernier roi d’Italie.
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Interview du
2 Mai
Informations
Stéphanie des Horts est une écrivaine et critique littéraire.
Après avoir obtenu une licence en littérature anglaise, elle a travaillé pendant dix ans dans le secteur de la communication et de la publicité. Par la suite, elle s’est tournée vers une carrière de critique littéraire, collaborant avec plusieurs revues telles que Valeurs Actuelles, le JDD, Gala, Le Magazine des Livres et Service Littéraire. Elle est également membre de jurys de prix littéraires, notamment le Prix Cabourg du Roman, le Prix du Titre et le Prix des Hussards. En 2024, elle a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres. En tant que romancière, Stéphanie des Horts est connue pour ses romans historiques et ses biographies romancées, souvent centrés sur des figures féminines fascinantes et complexes. Parmi ses œuvres les plus connues figurent La Panthère, Le Diable de Radcliffe Hall, Pamela, Les Sœurs Livanos, Jackie et Lee, Doris. Le Secret de Churchill, Cynthia et Carolyn et John. Son style narratif allie rigueur historique et sensibilité littéraire, offrant des portraits vivants et approfondis de ses personnages.


