Club Italie-France: Panodyssey - Alexandre Leforestier

Alexandre Leforestier

Club Italie-France : Vous êtes le fondateur de Panodyssey, un réseau social innovant dédié aux auteurs et aux lecteurs. Comment est née votre idée ?

Alexandre Leforestier : J’entreprends dans le secteur du numérique et des industries créatives depuis la première bulle Internet en 2000. Toutes mes entreprises sont liées à l’innovation et à la création dans la musique et le texte en ligne.

L’idée de Panodyssey est arrivée après un long processus et un regard critique sur le monde numérique qui s’appuie sur mon expérience professionnelle et mes usages déçus. Le plus important n’est pas l’idée mais comment réaliser l’idée et il y a eu un déclencheur en 2018.

Je connais bien le fonctionnement des plateformes de contenus et des réseaux sociaux. En tant que citoyen européen, je suis très insatisfait par l’offre disponible sur le marché. Les européens sont tous connectés aux réseaux sociaux américains et chinois parce que l’offre locale manque. J’aime les cultures américaines et asiatiques mais nous avons besoin d’une industrie numérique européenne solide et indépendante au service de notre culture, de nos citoyens et de nos démocraties.

Club Italie-France : Ce qui est valable pour l’indépendance énergétique et l’agriculture est valable pour les nouveaux médias et la culture en Europe. Où est passé notre leadership culturel sur Internet ?

Alexandre Leforestier : La distribution des contenus à des destination des internautes européens ne peut plus être quasi exclusivement entre les mains des groupes technologiques américains (GAFAM) et chinois (TikTok). Ces derniers ont bien compris comment utiliser la technologie pour capter l’attention des internautes dans le monde entier autour de l’information et du divertissement en ligne. Il faut se lancer de nouveaux défis pour créer une alternative européenne solide en réconciliant éthique et numérique et en luttant contre la pollution numérique.

Cette alternative doit aider les créateurs et producteurs de contenus à trouver de nouveaux publics en créant de nouveaux modèles économiques rentables. Elle doit permettre aux internautes de découvrir de nouvelles expériences grâce à une nouvelle approche de la technologie fabriquée en Europe par des européens pour des européens. Il faut pouvoir choisir les produits que nous utilisons sinon les européens vont rester dans le monde des réseaux sociaux dirigés par Mark Zuckerberg et Elon Musk avec tous les problèmes de la géopolitique numérique que cela pose…

La Commission européenne est très engagée sur ces sujets. Elle installe un nouveau cadre numérique en matière de transparence, protection, souveraineté et régulation : RGPD, Copyright, DSA, DMA, IA Act. Les actions de la Commissaire à l’innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse Mariya Gabriel et du Commissaire au marché intérieur Thierry Breton encouragent les entrepreneurs et les investisseurs à créer de nouveaux projets.

Le déclencheur de l’idée de Panodyssey est venu en discutant avec un berger dans les montagnes Suisses autour du constat « métro, boulot, algo » et des questions suivantes : Pouvons-nous créer un réseau social apaisé et sans publicité ? Pouvons-nous créer un espace numérique où les échanges et les comportements sont respectables ? Pouvons-nous créer un réseau social qui invite les internautes à choisir le fonctionnement algorithmique en toute transparence ? Pouvons-nous créer un réseau social en favorisant la découverte de contenus grâce à la personnalisation des rituels de lecture ? Pouvons-nous créer un réseau social dédié au texte et à la créativité en mettant en valeur la diversité des contenus de qualité et les langues européennes ? Oui, nous pouvons le faire ai-je dit au berger !

Nous sommes allés à Bruxelles présenter l’idée et nous avons créé Panodyssey avec Yann Rigo et nos premiers investisseurs en décembre 2018 parce que nous avions compris que l’Europe allait déployer avec détermination et ambition une nouvelle stratégie numérique européenne.

Je salue la création des nouveaux programmes européens qui favorisent le développement de projets innovants et la coopération entre les secteurs dont Horizon Europe 2030, EU Invest, EIT Culture Creativity et Europe Creative Innovation Lab. Le Relais Culture Europe de Paris est un outil efficace et précieux au service des porteurs de projets comme ces homologues européens.

Club Italie-France : Vous bénéficiez d’une longue expérience professionnelle en contact étroit avec le monde de l’innovation. En France vous avez anticipé les changements profonds que la technologie apporterait dans les relations entre commerce, distribution et consommateurs. On cite par exemple vos sociétés Bee Jazz et puis Qobuz

Alexandre Leforestier : Je viens du monde de la musique. Après mes études au conservatoire et à l’université de musique de Paris, j’ai lancé mon label de jazz et mon premier site internet pour vendre en direct mes premiers disques en 2001. Amazon ne vendait que des livres et des disques à cette époque et il était mon premier client revendeur avec la Fnac.

Le secteur musical a été l’un des premiers secteurs à être touché par la vague numérique dans les années 90. Les choses sérieuses ont commencé avec les premières plateformes musicales pirates dont Napster aux USA. Son fondateur a ensuite dirigé Facebook à ses débuts. La musique et le réseau social sont intimement liés et TikTok l’a prouvé avec ses illustrations musicales ! J’ai toujours été passionné par l’innovation et j’ai compris comment utiliser les réseaux pour révolutionner les pratiques d’écoutes : la musique allait tout simplement finir dans la poche de nos jeans pour nous suivre partout en s’adaptant à nos goûts et à nos rituels d’écoute avec des playlists partagées. Ce n’est pas Apple qui a inventé la mobilité mais Sony avec le Walkman et je faisais déjà des playlists avec mes amis sur des cassettes vierges dans les années 80.

Lorsque j’évoquais cette révolution musicale en 2000 on me prenait un peu pour un illuminé. Le monde entier utilise aujourd’hui des applications musicales gratuites ou payantes pour écouter en streaming à la maison et en mobilité ce que l’on a envie d’écouter avec une nouvelle génération d’appareils connectés. L’industrie musicale a vécue de grandes évolutions avec le développement du numérique et des appareils connectés (IoT). La crise est derrière nous et la croissance est repartie de plus belle. Ce parcours professionnel dans la technologie a été très formateur pour l’entrepreneur que je suis et il m’a permis de comprendre les coulisses du monde de l’innovation en travaillant avec les principaux groupes technologiques américains. Amazon, Apple, Facebook, Google, Microsoft, YouTube étaient nos clients et des opérateurs technologiques incontournables pour développer nos innovations compte-tenu de leur position dominante dans la musique et les accès.

Après avoir redressé la santé financière de mon entreprise entre 2002 et 2005, j’ai eu la chance de vivre un énorme succès discographique grâce à Mozart en créant un nouveau concept : une intégrale Mozart à prix accessible. En France, les magasins de l’époque dont la Fnac et Virgin mégastore ne voulaient pas acheter en pleine crise du disque une intégrale Mozart incluant 170 disques au prix de 99 Euros TTC sans un plan de communication solide. Le plan c’était le concept ! Un peu comme Panodyssey : le bon produit au bon endroit au bon moment. Nous avons finalement vendu plus de 50 millions de disques Mozart en un an : c’est le record mondial des ventes de disques de toute l’histoire de la musique enregistrée classique. L’argent de Mozart a été investi pour créer Qobuz en France en 2006 : première plateforme de musique en ligne pour les audiophiles et les mélomanes. Daniel Ek a créé Spotify en Suède au même moment sur un segment plus populaire avec beaucoup plus d’argent. Ma première levée de fonds en 2008 était honorable grâce à un investissement de 5 millions d’euros mais entreprendre dans la musique en ligne était très compliqué. Les européens innovent avec des ressources financières limitées dans le secteur de la distribution des contenus par rapport aux américains qui disposent de ressources gigantesques : GAFAM et fonds technologiques. La compétitivité est très forte et il faut être malin et tactique pour financer l’innovation dans un contexte où les fonds français n’accompagnent pas assez les plateformes de contenus au moment de la mise sur le marché. La doctrine d’investissement doit évoluer : la BPI et la caisse des dépôts en France ont un rôle majeur à jouer parce qu’elles structurent le marché. Mais la clé est européenne. Il ne suffit pas de penser européen, il faut exécuter européen à tous les stades du projet : depuis la naissance de l’idée jusqu’à l’introduction sur les marchés.

Club Italie-France : Panodyssey peut changer le paradigme actuel où les GAFAM dictent la loi, souvent au détriment de toute une chaîne éditoriale où non seulement les éditeurs, les diffuseurs, mais aussi les auteurs sont menacés d’extinction. Grace à votre plateforme, les auteurs mais aussi les éditeurs peuvent se retrouver dans une communauté qui partage les mêmes valeurs et la même vision

Alexandre Leforestier : Panodyssey a pour objectif numéro un de développer des solutions et des outils innovants pour valoriser les contenus de qualité en créant de nouvelles perspectives pour les créateurs. Toutes les solutions que nous développons sont créées en coopérant avec les organisations professionnelles partenaires de notre consortium transsectoriel européen : Creative Room European Alliance (CREA). Notre consortium CREA est ouvert et accueille chaque mois de nouveaux membres qui partagent les mêmes valeurs et la même vision : réconcilier éthique et numérique.

Le consortium CREA est soutenu financièrement par le programme Europe Creative Innovation Lab de la Commission européenne ce qui apporte à notre projet de l’attractivité et de nouvelles opportunités. La CREA réunit une vingtaine de partenaires dans 5 pays (France, Italie, Espagne, Bulgarie, Hongrie), 5 langues (allemand, anglais, espagnol, français, italien) et 5 secteurs (audiovisuel et média, édition de livres, culture, éducation et technologie) dont : agence de presse internationale Agencia EFE (Espagne), éditeur de presse WorldCrunch et VoxEurop (France), éditeur de livres Linea edizioni (Italie), organisation culturelle Venetian Cluster (Italie), laboratoire technologique Tecnopolis (Italie), établissement de formation (Italie).

Nous avons été audacieux et précurseur en 2018 lorsque nous avons décidé de certifier les comptes des personnes physiques, des personnes morales et des marques au moment de la création de son profil sur Panodyssey. Tous les comptes sont certifiés sans exception mais quels en sont les bénéfices ?  

Panodyssey est un espace numérique de confiance. En tant que professionnel ou auteur autoédité, personne ne peut utiliser votre nom ou votre marque à votre place. La création d’un compte Panodyssey en utilisant un nom de plume est possible mais elle obéit à la même règle. Cette garantie est au bénéfice du propriétaire du compte et de son public. En retour, nous protégeons la propriété intellectuelle en créant des registres automatisés attachés aux comptes certifiés. Nous simplifions les processus liés aux outils de collaboration et de monétisation en respectant les règlementations européennes nouvelles. Nous mettons en place de nouveaux standards duplicables en toute transparence.

En 2018, on me disait « tu es fou Alexandre de vouloir certifier des comptes sur un réseau social… ». Fin 2022, Mark Zuckerberg et Elon Musk ont copié Panodyssey en annonçant la certification des comptes sur leurs réseaux respectifs.

Les utilisateurs contrôlent et personnalisent le système algorithmique sur Panodyssey. C’est un changement de paradigme rendu possible grâce à l’absence total de publicité sur Panodyssey et à une nouvelle vision du réseau social qui place l’humain au cœur de l’expérience en lui donnant le contrôle des recommandations qui s’affichent dans son flux de contenus. Notre modèle économique est indépendant du modèle publicitaire ce qui permet à toutes les publications de rencontrer leur public. Toutes les niches et tous les contenus publiés ont leur chance. Ce système est au service de la ligne éditoriale des diffuseurs, des éditeurs et des auteurs. Les créateurs ne sont pas influencés ni pénalisés par la publicité qui favorise toujours la masse et le buzz sur les réseaux. L’absence de publicité sur Panodyssey augmente le confort de lecture et l’attention des internautes donc la qualité de l’audience. Nous sommes un peu le LVMH des réseaux ! Cette personnalisation et cette liberté va dans le sens de l’action de la Commission européenne. Il faut penser autrement et s’affranchir du modèle d’ultra puissance des GAFAM.

Les créateurs amateurs et professionnels et les communicants utilisent nos outils en fonction de leur objectif, de leur ligne éditoriale et leur modèle économique. Tout est personnalisable. Pour les auteurs autoédités Panodyssey est un outil simple et pratique pour aller rapidement vers les publics et il est accessible gratuitement.

Club Italie-France : Panodyssey opère dans toute l’Europe. Quelles sont les activités que vous développez notamment avec l’Italie ?

Alexandre Leforestier : Panodyssey opère dans les 27 pays européens ce qui veut dire que nos services sont disponibles dans tous les pays d’Europe et nous mettons l’accent sur la nouveauté Panodyssey PRO.

Panodyssey PRO permet aux professionnels d’augmenter l’efficacité de leur communication digitale en revalorisant leurs contenus et en les protégeant grâce à notre système de certification des marques et de protection de la propriété intellectuelle. Nous avons pris le contre-pied du système en place. Publier en ligne prend beaucoup de temps et les contenus écrits finissent à la poubelle au bout de quelques heures sur Facebook, LinkedIn et Twitter. Les entreprises du monde entier payent des animateurs de communautés et des rédacteurs depuis 20 ans pour écrire et diffuser sur les réseaux des contenus mort-nés : quel gaspillage ! Les entreprises doivent ensuite payer de la publicité pour être vu. Il y a de plus en plus de robots et de bots sur les réseaux qui génèrent de fausses vues et de fausses interactions pour vous donner l’illusion que votre publication rencontre un public. Ce système est à bout de souffle et il s’écroule peu à peu lorsque les entreprises prennent conscience de ce coûteux gaspillage.

Panodyssey PRO augmente la visibilité des publications sur le web grâce à une architecture ouverte du réseau social et une excellente indexation des contenus publiés sur Panodyssey par les moteurs de recherche : Google apprécie l’absence de faux contenus et de faux profils sur Panodyssey ce qui impacte positivement le SEO : cet argument fait mouche et il convainc les professionnels de tester notre solution. La durée de vie des contenus publiés sur Panodyssey n’est pas limitée. Notre concept héberge les textes et les images des créateurs dans une Creative Room thématique qui a de multiples accès grâce à son architecture de données : catégorie, sous-catégories, mots clés, métadonnées, etc. C’est très efficace pour retrouver un contenu déjà publié, pour le mettre à jour et pourquoi pas de manière collaborative ou le réutiliser pour relancer une communication. Panodyssey PRO a été conçu par la CREA et est disponible depuis février 2023 en 5 langues. Panodyssey PRO est la première solution d’une gamme professionnelle que nous sommes en train de développer : nouveaux outils professionnels pour créer et collaborer, nouvelle interface pour augmenter l’impact des pages profils et l’engagement des internautes et nos applications mobiles !

Nous mettons en place avec nos partenaires européens des activités de communication et de commercialisation autour de la solution Panodyssey PRO. En Italie, nous avons récemment organisé avec nos partenaires italiens un évènement qui s’est déroulé au Conseil de l’Europe place Saint-Marc à Venise dans le cadre de notre tour d’Europe dédié à la créativité et à l’innovation. Ces nouvelles coopérations peuvent aboutir à la création de Joint-Venture localement ou à la prise de participation au capital de Panodyssey parce que la géographie de notre capital est cohérente avec notre ambition européenne. Le marché italien est une priorité pour Panodyssey qui se positionne comme le réseau social européen dédié à la création et à la culture.

Club Italie-France : Quelle démarche devront-il entreprendre les auteurs mais aussi les éditeurs pour adhérer à Panodyssey ?

Alexandre Leforestier : Utiliser Panodyssey en tant que créateur de contenus pour publier et communiquer est très simple :

  • Si vous êtes un professionnel ou une entreprise publiant sous le nom de sa marque (comme un éditeur de livres ou un musée par exemple) vous créez un compte Panodyssey PRO et cela coûte 199 Euros HT une fois pour toutes : vous avez accès à des outils professionnels, à un espace de stockage pour héberger vos contenus textes et images, une visibilité augmentée et un service client dédié.
  • Si vous êtes un auteur non professionnel publiant sous son nom ou avec un nom d’auteur, vous créez un compte standard et cela est gratuit.

Dans les deux cas, c’est très simple et rapide.

Club Italie-France : Quels sont vos prochains objectifs ?

Alexandre Leforestier : Panodyssey accélère le développement de son action européenne en développant de nouveaux outils numériques autour du texte et de l’image grâce à l’intelligence artificielle et de nouvelles coopérations. Nous sommes en plein boum de l’IA et le monde entier est impacté par le robot conversationnel dédié au langage écrit : ChatGPT. Panodyssey est le seul réseau social européen dédié au texte et aux langues européennes. Nous avons une belle carte à jouer et nous sommes au cœur de cette transformation parce que nous l’avons anticipé. Nous investissons dans un programme IA ambitieux pour proposer de nouveaux outils numériques IA. Nos innovations vont simplifier la vie des créateurs pour gagner en efficacité, en compétitivité et en créativité. Elles seront transparentes et éthiques en restant fidèle à nos valeurs fondatrices.

Je suis heureux de vous annoncer en avant-première la création de notre nouveau consortium européen dédié à l’intelligence artificielle et à l’interopérabilité. Il s’appelle CREA Trust AI. Nous organisons un évènement autour de l’intelligence artificielle avec des personnalités du monde de la science, de la culture et des médias pour présenter CREA Trust AI. L’agence de presse internationale Agencia EFE, membre fondateur de la CREA, pilote cet évènement qui aura lieu à Madrid le 26 mai 2023 pendant la grande foire du livre de Madrid (3 millions de visiteurs) sur le pavillon de la Commission européenne.

Panodyssey et les équipes hongroises de la CREA présentent Panodyssey PRO au salon international du livre de Budapest « Margo Festival » le 12 mai en partenariat avec la presse littéraire locale. Panodyssey et les équipes italiennes de la CREA présentent Panodyssey PRO au salon international du livre de Turin du 22 au 26 mai en partenariat avec un éditeur italien qui utilise déjà Panodyssey PRO.

Nos consortiums sont ouverts et ils accueillent chaque mois de nouveaux membres associés dans les secteurs culturels et technologiques installés en Europe mais aussi en Amérique du Nord et en Afrique. Parmi nos derniers membres arrivés en avril 2023, il y a le salon international de la technologie et de l’innovation de l’Afrique Centrale « Osiane », un réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs fondé par le financier belge installé à Miami Yotis Tonnelier et la fondation culturelle de la ville d’Oderzo en Italie dirigée par Filippo Maria Cover et sa présidente Maria Teresa De Gregorio.

Enfin, Panodyssey a pour objectif de réaliser une nouvelle levée de fonds pour accompagner le déploiement des activités de CREA Trust AI en 2024 et 2025 et de renforcer la coopération avec des acteurs incontournables dans les secteurs audiovisuels et médias autour d’un nouveau projet européen novateur et de grande ampleur. Rendez-vous dans quelques mois à Bruxelles pour en parler…

REPRODUCTION RÉSERVÉE ©

Club Italie-France: Alexandre Leforestier
Enterpreneur, président de Panodyssey
Club Italie-France: Affaires Internationales -Cindy Passaretta - Responsabile Comunicazione - Team
Interview réalisée par
Cindy Passaretta